HAUTE AUTORITÉ CHARGÉE DE LA COORDINATION DE LA SÉCURITÉ MARITIME, DE LA SÛRETÉ MARITIME ET DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT MARIN
Appel d’urgence 119

Le secrétariat exécutif de la Conférence Ministérielle sur la coopération Halieutique entre les Etats africains riverains de l’Atlantique (COMHAFAT) a organisé du 19 au 21 février 2020, à Rabat (Maroc), un cours de renforcement de capacités sur le rôle  et les responsabilités du coordonnateur sur les lieux de l’incident en cas de recherche et de sauvetage en mer.

Cette rencontre entre dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations formulées lors d’une  réunion  tenue par le COMHAFAT à Tanger en septembre 2017, où, il a été fait état de la necessité de former les formateurs en SAR de ses Etats  membres.

La conférence a  donc élaboré, en collaboration avec l’Organisation maritime internationale (OMI) et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), une stratégie de renforcement des capacités des responsables SAR en Afrique dans le domaine de la sécurité maritime en général et la préservation de la vie humaine en mer, en particulier.

Cette  stratégie de formation repose sur les trois volumes du Manuel international de recherche et de sauvetage aéronautique et maritime (IAMSAR volume I, II, III).

Après avoir organisé deux premières formations respectivement sur les volumes I et II, la COMHAFAT a complété la série de formation en organisant celle-ci concernant l’IAMSAR volume III qui traite du rôle et des responsabilités du coordonnateur sur les lieux de l’incident (OSC).  

Après la cérémonie d’ouverture présidée par le Secrétaire exécutif de la COMHAFAT et la présentation de l’agenda, le cours a démarré avec un premier sujet relatif aux textes internationaux qui fondent les bases légales et le cadre juridique de la recherche et le sauvetage. Cette session sera suivie de présentations du model marocain de l’OSC (par Mr DRISSI du Maroc), des fonctions SAR (par Mr Arfo Ibrahim chef MRCC Lagos) et de l’assistance médicale en mer (par Mr Gnepa Hyacinte, chef MRCC Abidjan). 

Le CV Malick NDIAYE a, quant à lui, présenté le cas du Joola afin de mettre en exergue l’importance de la coordination des secours dans une mission SAR. Ce manque de coordination dans ce cas suscité a eu des impacts négatifs sur l’issue des opérations. Le Sénégal en a tiré des leçons et des recommandations ont été faites dont entre autres, la création de la HASSMAR pour la coordination des situations d’urgence en mer.

Le CV Malick NDIAYE a dirigé deux autres sessions de la formation : Le rôle et la responsabilité de l’OSC et les procédures de désignation de l’OSC. Ces sessions sont suivies chacune de périodes interactives marquées par des échanges fructueux portant sur le partage d’expériences.

Le troisième jour est marqué par une sortie en mer à bord d’une vedette de sauvetage basée à Kénitra dans le port de pêche de ladite ville.

En définitive, ce cours a permis aux participants de :

  • Mieux comprendre le système SAR et ses différentes fonctions
  • Comprendre les bases légales des prestations SAR et les obligations de chaque acteur maritime, Etats comme individus ;
  • Maîtriser les techniques utilisées dans l’exécution des secours maritimes telles que édictées par le volume III de l’IAMSAR.

Dix-neuf (19) pays membres ont participé à la formation. Il s’agit du Maroc, du Sénégal, de la Mauritanie, du Cavo verde, de la Gambie, de la Guinée Bissau, de la République de Guinée, de la Sierra Léone, du Libéria, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin, du Nigéria, du Cameroun, du Gabon, du Congo, de la Guinée équatoriale, du Sao Tomé y Príncipe.

Le Sénégal était représenté par la CV Malick NDIAYE de la HASSMAR et Mme SECK Sophie Sakho de la Direction des opérations maritimes de l’ANAM.

 

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